Articles - The Voice of Garanganze:  The Writings of Patrick Kalenga Munongo

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Le Congo et l’après-guerre
  May 2008

Le R.D. Congo, pays récemment vivifié par les investissements chinois, semble être sur la voie du progrès. Délaissé par ses créanciers d’antan et spolié  par des mauvaises gestions, le Congo a recouvré son pouls. Toutefois, les instabilités qui n’ont pas encore entièrement été résolues dans le nord-est du pays, ont le potentiel de ralentir ce regain économique. Les combats sporadiques qui causent des déplacements internes en masse et les viols de milliers de femmes – sans oublier les tendances séparatistes du Bas Congo – sont des sujets sur lesquels le gouvernement s’attèle déjà. Nkunda, ce militaire récalcitrant, et ‘ses gens’ sont toujours libres, et il n’y a aucune raison de croire qu’ils vont miraculeusement se muer en de dociles personnages prêts à déposer les armes et à joindre l’armée nationale. Mais on ne sait jamais…

 

Les nombreux investissements dont le R.D. Congo jouit sont dominés par les  fonds Chinois, surtout dans le secteur minier. C’est là une aubaine propice car le Congo  a besoin d’investissements directs étrangers (IDE).  Sans ce flux de fonds dans les coffres du pays, qui sait ce qui aurait été de l’économie congolaise, surtout après ces longues années de guerre. Il est donc important que le Congo saisisse cette opportunité, qui reste dictée par la conjoncture internationale et la forte demande chinoise des matières premières. Le temps des éléphants blancs est révolu. La corruption et la mauvaise gestion doivent être remplacées par la transparence et la responsabilisation des cadres. Il faut que le leadership congolais adopte un style du travail rigoureux et discipliné, et que toute décision soit animée par un 

 

 

seul motif : « comment est-ce que cet investissement/projet peut bénéficier le peuple congolais ? » Ça serait là déjà un bon début…

 La présence chinoise au Congo a eu bien des effets pour les congolais, mais aussi au sein de la communauté européenne. Le Congo, longtemps considéré comme le pré carré de quelques pays occidentaux, est en train de se  défaire de cette emprise monopoliste. Cela veut dire que pour maintenir leur présence et leur compétitivité au Congo et en Afrique, les européens vont devoir investir tout autant que les chinois. Donc, si le gouvernement congolais gère bien ces flux d’investissements diversifiés, il aura enfin la possibilité tant escomptée de sortir le Congo du gouffre et de le conduire à bon port. De surcroit, les leaders congolais ont à présent un certain degré d’influence dans les affaires de leur pays. Il était temps.

La guerre dévastatrice du Congo, dont les conséquences sont en cours, est un parfait cas d’étude ; les conflits détournent les investisseurs et ruinent toute chance de développement. Le gouvernement congolais doit donc rester vigilent et garantir la sécurité, la protection, et l’essor de tous ses citoyens, dans chaque province du Congo. Il faut saisir cette occasion à deux mains et empêcher tout déraillement.  Pour que cette croissance économique soit durable, le nord-est doit être libéré de ce carcan milicien. Une autre guerre augurerait mal pour tout le pays. 


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